20 janvier 2008
Eurgh...
... Mais quelle horreur, j'ai pas écrit depuis deux semaines !!! Pourtant, c'est pas l'envie qui m'en manquait, rien à voir avec une lassitude pré-dépérissement de blog ! C'est juste que ces dernières semaines ont été très chargées, notamment au niveau de la fac, alors je ne me suis pas donnée le temps de venir écrire ! Résultat : je vais mettre des heures à tout mettre à jour, et l'article au final gagnera la palme de l'article le plus long et le plus ennuyeux de toute l'histoire des blogs ! Bref. Je tiens cependant à tout raconter. Parce que je veux rester dans la confidence avec mon blog et avec vous, je ne veux pas "m'éloigner" ;)
Bon, déjà, je ne suis plus aussi déprimée que la dernière fois. Je vais même beaucoup mieux. Je me sens bien dans ma tête, j'assume le fait d'être célibataire, je ne souffre pas de cette rupture avec le Baroudeur (on reste en bons termes malgré tout, et il a l'air de s'en remettre petit à petit), et quant à mon ex, qui me taraudait tant, et bien c'est fou, d'un jour à l'autre je n'y ai plus pensé ! Après l'avoir appelé et avoir appris qu'il avait une copine, j'en ai rêvé, j'en ai pleuré, j'y ai beaucoup pensé... Et là, c'est peut-être dû au fait que je ne l'ai pas vu depuis plus d'un an (je l'ai vu fin 2006, et on est en 2008 !!!), et aussi au fait qu'on est séparé depuis un an... - Eurgh !! Quasi jour pour jour !!! - Enfin bref, je n'y pense plus. Et quand j'y pense, parce que je le veux bien, ça me paraît loin, loin, tellement loin... J'ai du mal à croire que cette histoire a occupé trois ans de ma vie !! C'est gigalong, trois ans, surtout qu'à l'époque le temps ne me paraissait pas passer aussi vite que maintenant ! Enfin voilà. C'est génial. Je suis officiellement remise, cette fois-ci je le sens, je le sais. Je ne ressens plus de douleur. Il m'aura fallu un an et une autre relation, puis une nouvelle rupture, pour m'en remettre. Et c'est fait.
Bon, pour parler d'un truc qui n'a rien à voir, c'est trop bien, on a un nouveau chat à la maison ! Mon ancien chat est mort l'été dernier, d'une manière atroce... Il a eu une hémorragie interne, un choc, un accident, on n'a jamais compris... Mais c'était horrible et déchirant. Mes parents ont hésité à reprendre un animal, et depuis peu c'est fait ! Une collègue de mon père nous a donné un chaton. Lequel chaton (qui est en fait une femelle) a déjà changé trois fois de nom depuis le début : de Tartine (mais que c'est laid, comment a-t-on pu envisager une seconde de l'appeler comme ça ?!), elle est passée à Mutine (trop précieux, blocage vocal oblige), puis enfin à son nom défintif : Kiwi. Ca, ça lui va très bien ^^ C'est super agréable d'avoir à nouveau une présence animale dans la maison. Elle est adorable, elle court toujours après les câlins... Je craque ^^ Bref, comme les animaux des autres ont toujours l'air anodins et sans intérêt, je passe vite à autre chose :-p Néanmoins, voici quand même des photos, parce que des photos de petit chat, c'est toujours chou ^^
Euh... J'avais l'impression d'avoir mille trucs à dire, et je ne sais plus de quoi parler. Alors enchaînons sur la fac ^^'
En ce moment, c'est la pleine période d'exams. Ces vacances de Noël, j'avais bossé, j'avais fait deux disserts notamment. Des disserts facultatives et totalement gratuites bien entendu, puisque les seules vraies notes sont celles des partiels de fin de semestre, j'adore ma vie. C'est d'autant plus ballot que les profs m'ont mis d'assez bonnes notes... Pour celle sur Rimbaud, 13-14 (en même temps, c'est pas mirobolant, c'est la note que tout le monde a eu, lol), et pour celle sur les moralistes, 18 ! Vivez-le que le prof a écrit sur ma copie : "J'admire." Si c'est pas classe ça :-D Bref, il m'a fallu présenter ce devoir à la classe, et maintenant il veut le récupérer pour en faire des photocopies... Genre pour en "garder une trace", voire pour le donner à ses futurs élèves, comme il a fait pour nous avec la dissert d'un gars de l'an passé... Donc c'est clair que ça m'a fait super plaisir. Même si du coup, le prof m'a repérée maintenant, et il a discuté avec moi. Il m'a demandé pourquoi je n'avais plus fait philo plutôt que lettres, puisqu paraît-il, j'ai "un esprit prompt à philosopher", qui s'épanche dans mes copies lol. Ce serait difficile de nier ^^' Je lui ai rendu presque six copies coubles pour cette fichue dissert GRATUITE ^^'
N'empêche que bon, pour le partiel, qui était vendredi là, j'ai choisi le sujet sur Rabelais. Sujet bateau (le rire et le sérieux dans Gargantua, pour ceux que ça intéresse), plan bateau, mais au moins j'ai l'impression d'avoir à peu près réussi. On verra bien.
Sinon, autre événement notable... Mon meilleur ami est anorexique !! Youpi, ça y est, le mot a été posé !! Et hors de ma bouche, par un médecin !! J'ai peut-être l'air heureuse : c'est juste que d'un côté, j'étais vraiment soulagée qu'un médecin lui prouve que je ne le harcelais pas à tort, et que sa situation était vraiment grave. Comme ça, il va être pris en charge comme il faut, parce que là, ça pouvait plus durer. N'empêche... Je n'ai plus en tête le pourcentage précis de garçons souffrant d'anorexie... Mais je crois que c'est 4%, un truc du genre ! Et bien sûr, fallait qu'il soit dedans :-/ C'est fou, ce garçon doit subir un processus inconscient qui le pousse à se créer des complications. Avant, il était mythomane. Puis suite au gros choc de la "révélation" par tous ses amis, il a eu la plus grande honte de sa vie et il a voulu à tout prix mincir pour rompre avec celui qu'il avait été. Il a donc perdu trente kilos (!!!) en à peine quelques semaines (je précise qu'il ne mesure qu'1,69m !!). Il est passé de 82 kg (beaucoup trop gros, on est d'accord) à 53... C'était du n'importe quoi, il ne mangeait presque plus... Ca, c'était l'été dernier. Mais j'avais déjà senti ce problème rapport à la nourriture, je n'arrêtais pas de lui faire la morale, d'essayer de lui faire entendre raison, de lui dire que non, manger une tomate pour seul repas dans la journée, ce n'était pas possible !!
Le pire étant que lui ne voyait pas la différence avec avant... Il avait perdu trente kilos, et était toujours obsédé par son "bide énorme", alors qu'il était devenu tout maigre, tout chétif, tout sec ! J'ai dépensé une énergie folle et j'ai consacré des heures à essayer de lui faire entendre raison, sans succès. Je croyais que son état s'était amélioré, car il ne parlait plus de ça, et lorsqu'il est parti en vacances à Noël, je sais qu'il a enchaîné restos sur restos (faudra un jour que je vous raconte la fabuleuse histoire de son job étudiant, qui consiste à suivre un vieux qui à Paris, qui à Barcelone, qui dans un centre de thalasso, et, pour ces vacances, en Thaïlande... Le tout intégralement payé par ledit vieux, qui lui paye aussi chaque heure de chaque journée 10€ de salaire... Bref.) Donc il avait l'air d'aller mieux, et j'avais décidé pour ma part de prendre un peu de recul. Après tout, quel droit avais-je de faire la morale à un adulte majeur et resonsable qui décidait de se nourrir exclusivement de carottes râpées ?!
Seulement voilà : j'ai appris il y a trois jours que monsieur a un nouveau problème, qui ne dépend plus de lui : il a complètement perdu l'appétit, toute nourriture le dégoûte, et pire, tout ce qu'il essaye de manger (en se forçant), il le vomit. Il me le cachait car il pensait que j'allais "encore m'énerver", mais j'ai fini par l'apprendre par son coloc. Imaginez mon angoisse !!!!! Je lui en voulais tellement de ne pas m'avoir parlé de ça... Et lui, il était là, il attendait que ça passe, perdant chaque jour du poids, s'affaiblissant, étant pris de vertiges, de crises d'hypoglycémies, de tremblements... Figurez-vous qu'il n'avait pas mangé depuis huit jours quand j'ai appris ça !!!!! Je pensais même pas que ça pouvait exister une chose pareille !!!! Alors j'ai dû insister comme une malade pour le conduire voir un médecin. Il me répétait de ne pas m'inquiéter, que ça lui semblait ridicule d'aller voir un médecin, etc. Mais je n'ai pas lâché prise, alors il a fini par m'accompagner, tout pâle, tout gris, et grâce à moi il s'en est sorti avec toute une série d'analyses de sang à faire, et un médecin très inquiet (et gay en plus, il a choisi le bon, et au pif... Un peu vieux pour lui, dommage ;))
J'ai adoré la tête des femmes au laboratoire d'analyse, quand il s'est pointé à 17h vendredi aprem en disant : "On peut faire les analyses maintenant, je suis à jeûn." Elles ne voulaient pas le croire, alors j'ai dû ajouter : "Oui oui, il est à jeûn depuis huit jours même hein !" Elles n'en revenaient pas (tu m'étonnes !!!!) Donc elles ont pu lui faire les analyses direct. C'est un bilan sanguin complet, avec même le test VIH et tout. C'est génial. Il aura les résultats mardi.
Et donc le fameux médecin gay a écrit sur sa fiche-patient : "anorexie isolée". Je vous assure, je m'en serais presque réjouie !! Parce qu'il me prenait pour une folle hystérique, à gueuler comme ça, il me trouvait autoritaire parce que je disais que je ne pouvais pas le laisser mourir sans rien faire ! Et j'ai agi !!! Et quand je l'ai quitté ce soir là, il m'a glissé un "merci" !! Et j'en aurais presque dansé ! :-D
Sérieusement, j'espère que ça va s'arranger son cas. Ce type n'a jamais eu une vie normale, sans problèmes. On croirait vraiment qu'il les déclenche. Tout ça a avant tout une origine psychique, j'en suis sûre... Mais je l'adore tellement... Je ne supporterais pas qu'il lui arrive la moindre chose... J'ai trop besoin de lui. J'ai vraiment l'impression que je pourrais faire n'importe quoi pour lui. C'est assez bizarre : il m'émeut au plus profond de moi, il me touche. Je l'aime trop.
Bon et bien voilà... Finalement, rien d'extraordinaire à part ces péripéties. Peut-être que j'ai oublié de dire des trucs. Dorénavant je vais essayer de venir plus souvent, genre tous les deux jours, comme ça je pourrais confier presque au quotidien mes états d'esprit, et c'est ça l'intérêt premier de ce blog. Parce que je me souviens que très souvent, j'ai eu envie d'écrire (sans m'accorder ce temps), et maintenant, je ne sais même plus ce que je ressentais à ce moment là.
Pour finir, voici deux photos d'une fille dans un magazine...
Pourquoi je mets ces photos sur mon blog ? ;) Parce que tout le monde a été frappé, voire stupéfait de la ressemblance entre cette fille et moi. Mon père a même été jusqu'à parler de "sosie", c'est un grand malade. En même temps, c'est plutôt flatteur, c'est juste un peu un mannequin quoi :x Pour ma part, je vois ce qu'ils veulent dire, je trouve aussi qu'elle aurait pu être ma soeur, mais on n'a pas le même nez... (Genre elle aurait été la soeur-jolie et moi la soeur-laide, lol) Pour le reste, c'est vrai qu'il y a de la ressemblance. Alors voilà, comme ça vous saurez vaguement à quoi je peux ressembler ;) (Mais je fais plus jeune !)
Je vous embrasse bien fort, et cette fois, promis, je reviendrai vite !!! Merci au fait pour tous vos commentaires, je les lis toujours avec énormément de plaisir :-D
05 janvier 2008
Rebondissement
En fait, ce midi, donc juste après avoir écrit la note précédente, mes parents ont remarqué que ça n'allait pas. Mon père a dit que je devais avoir un problème, une angoisse, une grosse perte de moral, une dépression, ou un truc du genre... Donc j'en suis venue à pleurer, à leur dire que c'était vrai et que ça n'était pas nouveau, etc. J'ai déjà parlé plusieurs fois de mes angoisses avec mes parents. Au quotidien, j'en parle pas vraiment, mais parfois, quand ça ne va pas du tout, je n'en peux plus, je me lâche, et alors ça fait de grosses discussions qui durent longtemps.
J'ai de la chance d'avoir des parents comme ça (je n'ai pas oublié pour autant le coup de colère de mon père l'autre jour !). Ils s'intéressent vraiment à moi, ils sont loin d'être bêtes. Ils ont vu que j'allais vraiment mal et m'ont dit que cela les dépassait, qu'ils étaient toujours là si je voulais parler, aussi longtemps que je le désirais, mais qu'ils avaient l'impression de ne pas pouvoir m'aider. Donc ils ont dit - et même mon père, alors là j'hallucine, c'est qu'il doit vraiment trouver ça grave ! - que je ferais mieux de prendre rendez-vous avec un psychologue, pour qu'il m'aide à me recentrer et à trouver en moi l'énergie nécessaire à mon épanouissement.
C'est vrai, je viens de réaliser quelque chose : merde, j'ai vingt ans, et je me pourris la vie à être obsédée par le temps qui passe, la vieillesse, la décrépitude, la mort etc. J'ai vingt ans et je pense comme si j'en avais quatre-vingt. Moi qui suis constamment terrifiée dans ma vie à l'idée de perdre du temps, je gâche mon temps à être triste. De toute façon, c'est comme ça et pas autrement. Ca me fait penser à cette pub à la radio pour la dépression... La femme dit : "Je me disais : le monde est triste, donc je suis triste, c'est normal... Mais non, ce n'est pas normal." Ca me revient souvent dans la tête. Je me suis souvent demandée si j'étais dépressive. Ces derniers mois, je pense encore plus que d'habitude à la mort. J'ai déjà eu des sortes de pulsions, et en même temps c'était comme si je sortais de mon corps, que j'étais dans un état second : j'allais inspecter le contenu de l'armoire à pharmacie, juste comme ça, pour prévoir, au cas où... Mais il n'y a pas grand chose d' "utile" : surtout des comprimés pour la tête ou des sirops...
J'ai aussi déjà écrit ce que j'appelle ma "Lettre aux survivants". J'ai conscience à quel point tout cela peut paraître puéril. Je brûlais d'un besoin d'écrire cette lettre alors j'ai fini par le faire. Elle est dans mon carnet d'écriture. Je voulais l'écrire pour laisser quelque chose au cas où j'aurais vraiment le courage de passer à l'acte, et dedans j'explique bien que personne ne doit se sentir coupable, que le problème venait de moi et non pas des autres. Partant de là, je conclus qu'ils n'ont aucune raison d'être tristes, et que je n'étais tout simplement pas faite pour vivre vieille. Ca peut paraître vraiment débile. En plus, quand je l'ai eu finie, je me suis sentie euphorique. Trop bizarre.
J'ai parlé de ces idées morbides à mes parents (pas de la lettre, pas quand même, parce que j'ai bien conscience que ça a un côté ridicule voire inquiétant). Ils ont paniqué, mon père a voulu que je promette d'abandonner ça tout de suite. Il était très sérieux et très inquiet. Et il a vraiment insisté pour que je prenne rendez-vous avec un psychologue. Bien sûr, ça fait très longtemps que j'y pense et que j'en ai envie, parce que je pense vraiment que ça pourrait me faire du bien. Mais en même temps, j'ai peur... J'ai l'impression que je n'ai aucune raison objective d'y aller, et aussi que ça ne servira à rien. Les réponses sont en moi. Personne ne pourra dire à ma place ce que j'aime et ce que je veux faire. Mais j'en suis à un stade où je ne sais même plus ce qui me plaît.
En fait, mon problème, mes parents l'ont bien compris, et je le connais moi-même. Il est entièrement lié à mon avenir. Pourquoi est-ce que je m'angoisse autant ? Après tout, il n'y a pas de raison que je ne trouve jamais de boulot... Si je cherchais, je pourrais en trouver. Mais mon problème, c'est que je voudrais vraiment vivre avec passion ce que je fais. Je voudrais avoir une vocation, être vraiment douée pour quelque chose au point de m'y investir complètement... Oui, je voudrais avoir une vocation. Et ce qui me tue et que je ne peux pas supporter, c'est de ne pas en avoir.
Mes parents pourtant m'ont rassurée... Ils m'ont dit qu'il ne fallait pas tout confondre... Que la plupart des gens aimaient ce qu'ils faisaient, ce n'est pas parce qu'ils se plaignent ou râlent ou sont contents d'être en week-end qu'ils détestent leur boulot.
Du coup ça m'a fait un peu réfléchir. A force de chercher LE truc parfait, qui n'existe pas, qui n'a même pas forme dans mon esprit, et bien rien ne me satisfait, rien ne me correspond. Je suis idéaliste mais paradoxalement, je suis vide à l'intérieur.
Voilà... Je ne sais pas si je vais concrétiser cette rencontre avec un psychologue. Ca me fait peur. Mais c'est vrai que maintenant que j'y pense, je vis depuis longtemps dans une sorte de mélancolie perpétuelle, une angoisse existentielle de fond, latente... Parfois j'arrive à l'oublier, à l'étouffer, mais elle n'est jamais loin et je suis très facilement au bord des larmes. Il suffit d'un rien pour que tout rejaillisse. Je ne sais pas si elle me quittera un jour.
Bon allez, vraiment désolée d'être aussi bavarde... Je vous laisse ce coup-ci ! Merci pour ceux qui sont arrivés jusqu'ici - s'il y en a. Re-bizoux.
Mouaif-bof
C'est à peu près ce qui pourrait résumer mon état d'esprit actuel lol. Alala, faut pas que je commence trop à me plaindre ou à déprimer, parce que sinon ce blog va passer du statut d'atrocement-ennuyeux à celui de mortellement-ennuyeux :)
Mais voilà quoi. Déjà, ça n'a pas changé depuis la dernière fois, je me pose toujours autant de questions sur mon avenir. Mais je crois qu'il n'y a rien à faire : au fond de moi, je ne me sens pas prof. Quand je m'imagine faire ce métier, j'ai une impression d'angoisse, d'étouffement, de chaînes ou je sais pas quoi. Je crois que ça n'est pas fait pour moi. Sinon, les choses iraient tout naturellement dans ma tête et je serais enthousiaste. Je ne me sens pas prof. Ca viendra peut-être plus tard, qui sait...
Du coup, vers quoi me tourner ? C'est horrible, mais j'ai de plus en plus envie de faire autre chose que de la littérature 100% du temps... Alors devenir chercheur, j'y pense de moins en moins. Ca me paraît très long, une quarantaine d'années à "chercher", toujours dans le même domaine et plus ou moins dans les mêmes sujets, vu qu'on se spécialise quelque part. De toute façon, je ne saurais pas dans quoi me spécialiser alors :-/ C'est tellement triste de de devoir toujours se restreindre à des trucs... J'ai horreur de ça. Je disais la dernière fois que j'aurais été tout aussi heureuse d'étudier la psycho, ou l'histoire de l'art, mais je réalise que j'aurais sans doute été très intéressée aussi par les sciences naturelles, les animaux, que sais-je... J'ai toujours aimé la SVT, j'ai trouvé ça dommage de l'arrêter en Première. J'ai l'impression que plein de trucs très différents pourraient me plaire, sans qu'aucun ne me transcende vraiment. C'est peut-être un avantage, mais justement, ça me bloque, car j'aimerais vraiment qu'un truc prédomine.
Du coup je sais vraiment, mais alors vraiment plus quoi faire. Je pense de moins en moins au master. En fait j'ai pris une décision importante pour la rentrée prochaine : je veux passer coûte que coûte une année à l'étranger. J'ai commencé à me renseigner sur Internet, et dès lundi, j'irai me renseigner à la fac. Je voudrais partir avec Erasmus. Comme ça je continuerai mes études, mais peut-être qu'en fait, ça sera plus symbolique qu'autre chose. Je ne sais même pas ce que j'étudierai. Enfin bon, cette année à l'étranger ne pourra que m'apporter des choses positives : je pourrai perfectionner mon anglais, j'aurai un an de plus pour réfléchir, je découvrirai autre chose, je prendrai enfin mon indépendance (enfin, pas financière, mais géographique, au moins :-/), je m'ouvrirai à de nouvelles personnes, de nouveaux lieux... En gros, ça va rebooster ma vie. J'ai envie de changement. J'ai l'impression d'avoir fait le tour de ma ville, même si ça sera toujours chez moi. De toute façon, je m'étais dit que l'an prochain, quoi que je fasse, je devais changer de ville. Bien sûr, je n'escomptais rien de plus qu'une chambre universitaire, car mes parents n'ont pas les moyens de payer plus. Mais vraiment, même si je suis bien chez moi, ça me pèse de plus en plus de ne pas être "libre", en quelque sorte. Pourtant mes parents ne contrôlent pas du tout ma vie mais je sais pas... J'ai envie de plus d'intimité, j'ai envie de pouvoir recevoir des gens chez moi quand je veux, ce que je ne peux quasiment pas faire chez mes parents. Ca me met mal à l'aise et eux n 'aiment pas recevoir. Sans compter que tous mes amis ont un "chez eux", une chambre, ou un studio... Ils gèrent leur vie comme ils veulent. J'ai envie de ça moi aussi. Même si ça rentrera dans ce processus de devenir-adulte. Le Baroudeur m'a dit l'autre soir sur msn qu'il avait l'impression que ce côté femme-enfant qu'il aimait tant chez moi était en train de disparaître... Bon, en même temps il a dit ça juste sur une photo de moi que je lui avais envoyée, mais en tout cas il a bien confirmé que oui, mon visage avait évolué, et que maintenant je faisais "jeune femme". Ouin :'-O
Bref. Quel pays donc pour l'année prochaine ? Je sais pas trop... (Comme c'est étonnant ^^') Je veux un pays où j'aurai l'occasion de parler anglais tous les jours, tant qu'à faire... Partant de là, le choix est plutôt restreint. Mais je ne veux pas spécialement partir en Angleterre. J'y ai déjà été deux fois, même si c'était au cours de voyages scolaires, donc pas grand chose et pas longtemps, mais bon... Je suis davantage attirée par les pays scandinaves, les pays du nord, là où il fait froid et où il neige... Donc depuis le début, je pense pas mal à la Norvège et à la Suède. Le drame étant que ces deux pays n'ont pas l'euro, donc à chaque fois que je paierai par carte ou que je retirerai de l'argent, ça me coûtera une commission... Enfin bref, on n'en est pas encore là.
Bon, le truc aussi, c'est qu'à la base, l'idée, c'est de faire ça avec mon meilleur ami. Lui aussi a envie "d'ailleurs"... Du coup ça casse un peu le côté "partir seul à l'aventure", lol. Mais je lui ai bien dit moi-même, et je le pense toujours, et lui aussi le pense : on n'a pas le droit de se séparer l'an prochain. On vit une amitié tellement belle, tellement forte, tellement fusionnelle, une amitié comme j'en ai rêvé toute ma vie, et lui aussi... On s'est trouvé. C'est tellement différent de tous les autres amis que j'ai pu avoir, ou que j'ai toujours... C'est fou... Mais j'ai peur aussi que ce besoin d'être toujours ensemble puisse m'empêcher de me tourner vers les autres, si on part ensemble... Voire même m'empêcher de sortir avec un garçon... C'est triste, mais je ne vois pas comment je pourrais être plus à l'aise et plus moi-même avec quelqu'un d'autre... J'ai l'impression que ce que je ressens avec lui, comme épanouissement et comme liberté, ne pourra jamais être surpassé, et que cette amitié surpassera toujours l'amour que je pourrais rencontrer. Quand j'étais encore avec le Baroudeur, j'ai beaucoup pensé à ça. Je me suis demandé si cette amitié si forte ne m'empêchait pas d'aimer. En fait, j'ai même été plus loin. Je me suis demandée si je n'étais pas amoureuse de mon meilleur ami. Mais non, c'est impossible. Il n'y a aucune attirance physique, aucun désir, et de toute façon, il est gay. Il n'y a pas d'ambiguité entre nous. Il y en a déjà eu, il y a presque un an déjà, puisqu'on s'était même embrassés plusieurs fois. Ca me paraît fou. C'était une époque où ni lui ni moi n'allions bien, je venais de rompre avec Premier Amour et enfin bon, y a eu des tas d'histoires... Mon meilleur ami était un mythomane pathologique à l'époque, donc y a eu des malentendus, des quiproquos... Je savais qu'il aimait quelqu'un et j'ai cru que c'était moi alors qu'en fait il était amoureux de son meilleur ami... Mais du coup il m'a fait croire qu'en fait, c'était moi qu'il aimait... Donc y a eu quelques semaines "d'ambiguité" (on n'a fait que s'embrasser, et encore, ça me dégoûtait car il embrassait très mal, et y avait d'autres facteurs, je le trouvais pas viril ni rien - et pour cause, lol). Puis j'ai fini par lui dire que non, je n'étais pas amoureuse de lui, et je ne voulais pas être en couple. Il m'avait bien fait comprendre qu'il était blessé et triste, et je culpabilisais à mort d'avoir brisé deux coeurs en quelques semaines. Bref, une sale histoire qui fait rire à présent... Mais quand moi et ses autres amis avons découvert sa mythomanie chronique, l'été dernier, j'ai cru que je ne lui reparlerais plus jamais. J'étais dégoûtée, écoeurée, j'avais l'impression que toute notre amitié, que je tenais pour sérieuse, ne reposait que sur du vide. Depuis, on a beaucoup parlé, et tout ça est loin derrière. Maintenant, il assume complètement son statut d'homo. En fait c'était ça qui posait problème depuis son enfance, car il voulait être conforme à l'image que son père attendait de lui... D'où sa mythomanie qui s'est développée. N'empêche, ça avait atteint des proportions de dingues, les histoires qu'il racontait... Et moi je croyais tout. Je lui en ai voulu à mort...
Depuis tout ça, ça s'est arrangé, il est vraiment lui-même, et contrairement à ses autres amis qui se sont éloignés de lui, moi je suis restée, et on est plus proche qu'avant. Souvent on reparle de tout ça et je lui lance des piques, je lui rappelle cerains trucs qu'il m'avait raconté... Il a honte et il rigole.
J'ai donc fini par réaliser que ce ou cette meilleur(e) ami (e) dont je rêve depuis des années, c'était lui. On ne peut pas se passer l'un de l'autre. Je n'ai jamais ressenti une telle affection pour quelqu'un. C'est très différent de l'amour, et je sais que ce n'est pas de l'amour. C'est juste une amitié extrêmement forte, une grande affection. J'ai vraiment l'impression que je pourrais faire n'importe quoi pour lui. S'il disparaissait, ou s'il ne faisait pas partie de ma vie, je ne sais pas comment je serais. Il est parti en voyage trois semaines ces vacances, on ne s'est retrouvé qu'il y a trois jours, et pendant ces trois semaines où on ne pouvait pas s'appeler, je me suis sentie extrêmement seule, sans personne à qui parler. Ou du moins, personne comme lui.
Peut-être que c'est pour ça que personne ne m'attire. Peut-être que cette amitié intense suffit à mon équilibre, que je n'ai pas besoin d'autre chose. Pourtant, c'est fou comme je me sens moins bien en étant célibataire. J'ai perdu confiance en moi. J'ai des complexes de tous les côtés, je me sens laide, pas du tout séduisante. Je me sens vieille. J'ai l'impression idiote que mon corps ne sert à rien s'il n'est pas caressé, chouchouté, embrassé avec amour par quelqu'un... J'espère vraiment connaître à nouveau l'amour. Mais je ne sais pas si c'est possible avec une amitié comme celle-là, et si ça arrivait, je ne sais pas ce qu'il adviendrait de cette amitié.
N'empêche que je ne sais vraiment pas comment je vais pouvoir rencontrer quelqu'un, et tout recommencer... Je ne côtoie même pas de garçons. Je ne sais jamais comment leur parler, j'ai l'impression d'être stupide dès que j'ouvre la bouche. Ou bien j'ai l'air hautaine, voire agressive, malgré moi. Je ne sais pas comment les autres me perçoivent.
Avant-hier, j'ai passé la soirée avec Petite Fée et Grande Matheuse (on va les appeler comme ça !). Ce sont mes deux meilleures amies filles, on va dire. Je suis amie avec Grande Matheuse depuis la 5ème, ciel, ça fera bientôt dix ans !!! C'est traumatisant de dire ça. On n'est plus dans le même établissement depuis le collège, et pourtant, on continue à se voir régulièrement. Petite Fée, elle, est en Lettres avec moi. On se voit donc beaucoup plus souvent. Ces deux filles m'impressionnent beaucoup. Je trouve que toutes les deux ont un "truc" qui les différencie des autres. Elles ont vraiment quelque chose. Je les admire. Et puis elles sont épanouies, elles ont l'air heureuses... Après deux ans de Prépa Math, Grande Matheuse est en première année d'école d'ingénieur... Pour elle, le plus dur est fait. Elle est parfaitement heureuse, elle adore ce qu'elle fait. Elle est sûre de trouver un excellent boulot bien payé, et qui la passionnera. Elle est très intelligente, aussi calée en littérature qu'en science, sans doute même plus que moi en littérature. Quant à Petite Fée, elle construit son avenir peu à peu. Elle est passionnée par les contes et rêve de devenir conteuse. Elle a déjà commencé, elle se produit dans des écoles primaires toutes les semaines. A côté de ça, elle sait à présent quel métier elle veut faire (parce que conteur, du moins au début, c'est pas très stable, on va dire) : elle a eu le coup de coeur pour le métier de bibliothécaire, elle s'y voit déjà. Elle s'est renseignée, tous les aspects lui plaisent, il lui tarde d'y être. Petite Fée est avec son copain depuis cinq ans. On dirait son double, mais en homme. Je vois mal comment ça pourrait ne pas marcher tant ils ont l'air en symbiose. Quant à Grande Matheuse, après de longues relations avec des garçons, elle est depuis peu avec une fille de sa classe... Elle a beaucoup de mal à assumer cette nouvelle sexualité, mais elle est quand même super amoureuse et super bien pour ça.
Et moi !!! Je n'ai personne dans ma vie. J'avance dans le flou total, j'ai l'impression d'être inintéressante... Après toutes ces années d'amitié, je ressens encore une pointe de timidité face à ces deux amies... Il n'y a qu'avec mon meilleur ami que je me sens bien à 100%. Ca ne pourrait jamais être mieux... Je sais que cette amitié n'a pas de prix, et que j'ai beaucoup de chance de la vivre, car rien n'est plus important que les amis. Mais il me manque quand même cet apport de tendresse, de douceur, d'amour... Je suis ignoble : je viens de rompre et je pense déjà à ça... Mais en même temps, ça fait plus d'un an que je ne suis plus amoureuse. Y a un an, c'était le break infâme qui commençait avec Premier Amour. Et le Baroudeur, je comprends maintenant que je ne l'ai jamais aimé. C'est triste à dire, mais il était là au bon moment, et il m'a apporté exactement ce dont j'avais envie... Il m'a montré que je pouvais plaire à quelqu'un d'autre et il a concrétisé mes rêves de voyages et d'aventure. Je l'apprécie beaucoup, mais non, ce n'était pas de l'amour.
Tout est flou et gris dans ma tête. Parfois, j'ai des sursauts de joie, où je me sens euphorique. Ces sursauts sont provoqués par des merdouilles : genre quand y a une chanson que j'adore qui passe à la radio et que je suis en voiture... Alors je monte le son et je chante à tue-tête, et c'est débile mais c'est dans ces moments-là que je me dis que quand même, la vie est belle... Et aussi quand je suis avec mon meilleur ami.
Mais même avec Petite Fée et Grande Matheuse, ça n'allait pas. Je me sentais tellement nulle par rapport à elle, tellement inférieure, inintéressante... Elles l'ont senti, car elles ont vu que je déprimais, mais que puis-je dire ? Toujours la même chose... Je suis inquiète pour mon avenir, etc. Au fond, qui ça peut bien soucier, à part moi ?
Bref, beaucoup de noirceur dans tout ça... Je vais manger, je relis ma note en suivant, je rajoute une photo, et je la poste.
Merci de me lire (même si j'en doute fort :( ), bizoux...
01 janvier 2008
L'angoisse, l'angoisse :'(
Et voilà. Nous sommes le 1er janvier 2008. Et je DETESTE ça.
Une nouvelle année, toute vierge, à écrire du début à la fin. Mais je ne sais PAS quoi inscrire dans ce temps tout vierge. Ca fait peur. Ca fait terriblement peur.
Hier, un réveillon assez moyen. Finalement, je l'ai passé avec mes parents et mon frère, chez des vieux amis de mes parents. L'ambiance était moyenne, la conversation avait du mal à décoller. On sentait une certaine tension du début à la fin. On était toujours au bord d'un gouffre de blanc, et puis quelqu'un se faisait le devoir de dire quelque chose, de parler, parce que le blanc, lorsqu'on est sensé être entre "vieux amis", c'est indécent. En somme, toute la soirée a tourné autour des risques de blancs et des tentatives dénuées d'intérêt pour les combler. Sujets anodins. J'avais l'impression que chacun au fond ressentait ça, cette sorte de gêne. C'était la première fois que le vide se faisait autant sentir. Les précédentes fois où nous avions mangé chez ces gens, je me souviens de grands éclats de rire, d'une gaité, d'un enthousiasme, d'un entrain. Là, l'ambiance tentait de faire croire qu'elle n'était pas tout à fait morte. Un peu déprimant.
Sans compter que vers 23h, la fille de JP (qui était donc le meilleur ami de mon père dans sa jeunesse, et avec qui il a fait les quatre cent coups), qui a 23 ans, a téléphoné pour qu'il vienne la chercher, chez elle, c'est-à-dire un peu loin vu qu'ils habitent au milieu de nulle part. Elle s'était disputée avec son copain, qui, avons-nous appris, s'est déjà montré violent. Bref, tout ça était super gai. JP est parti en trombe avec sa voiture, et on s'est retrouvé comme de pauvres ronds de flan, sans savoir ni quoi dire ni quoi penser. Là, comme ça, au milieu du repas. Ambiance ambiance... B (la femme de JP) était tout entière habitée par l'inquiétude, elle tentait à chaque minute d'appeler sa fille, qui ne répondait pas. Au milieu de ça, le père de B, qui a presque 80 ans, sortait de temps à autre une phrase soulignant bien l'ampleur du désastre. J'ai retenu : "Il est beau ce lustre." (suivi d'un mouvement ascendant de la tête et d'un commentaire général noyé d'indifférence - "Ah, oui."), ou encore : "Bon ben quand on a rien à faire, on boit du vin !" (et de porter le verre à sa bouche.)
Personne n'y était plus vraiment, et les allers-retours aux toilettes se succédaient, histoire pour chacun de s'offrir cinq minutes libérées de cette tension et de cette vieille atmosphère.
Au bout d'une heure, JP est revenu avec sa fille. Je craignais le pire, mais si elle se sentait mal, elle l'a très bien dissimulé, et finalement la conversation a trouvé un nouveau souffle. Enfin, tout ça restait quand même bien superficiel et bien impersonnel. Les tentatives de vannes tombaient plus ou moins à l'eau. Rien ne subsistait ou presque de l'entrain passé.
La fille de JP, que nous appelerons S, est prof. Elle est stagiaire depuis cette année. Et elle adore ça.
Je ressens depuis longtemps une sorte de fascination, d'attrait pour les profs. Oui, fascination, c'est vraiment le mot. Etant dans une filière où les débouchés se portent surtout vers l'enseignement, je n'ai pu moi-même que me poser cette question : vais-je oui ou non devenir prof ? Ou du moins tenter de le devenir ?
Le problème, c'est que je doute sérieusement. Lorsque j'entends ou que je lis des témoignages, ça me fait envie, je m'imagine à la place de ces gens... Ca a quelque chose d'exaltant. Je sais que je serais fière d'être prof et de le dire. Je m'imagine dans une salle de cours, dans une salle des profs... Et pourtant, je suis vraiment assaillie par le doute. Mon doute est de deux natures :
1) En ai-je vraiment envie, est-ce une vocation, serais-je épanouie dans ce milieu ? (Pour la vocation, vu toutes les questions que je me pose, je suppose que non, car sinon je n'aurais jamais douté...)
2) En suis-je capable ? Non seulement au niveau de faire les cours etc., mais aussi au niveau de la transmission du savoir, de la discipline, de tous ces trucs-là ?
D'ailleurs, je me pose aussi une autre question : est-ce que je me vois vraiment faire ce métier de prof de français pendant quarante ans ?? J'ai l'impression qu'au bout d'un moment, je serais lassée, gavée...
Bref, autant d'interrogations qui ne me facilitent pas la vie. Pourtant, pour ce qui est des capacités à faire les cours (pas au sens concret mais au sens matériel : les écrire, etc.), je pense que j'en suis capable. J'aime les études, j'aime travailler et c'est vrai que je m'en sors bien. Au niveau pédagogique, je suis félicitée par les profs après chaque exposé ou explication de texte... On dit que c'était vivant. Une prof qui cassait un peu tout le monde m'a même dit : "Je ne sais pas à quoi vous vous destinez, mais vous avez des talents pédagogiques certains !" Forcément, ce genre de phrases me trottent dans la tête... En fait, ce qui m'inquiète plus, c'est des situations vraiment très concrètes : me trouver sur le terrain en face d'un élève ou d'une crise que je n'arrive pas à gérer... Ou même, plus généralement, comment savoir quelle attitude adopter envers les élèves ? Je sais que tous les jeunes profs apprennent un peu ça sur le tas... Mais quand même. J'ai le même défaut ici que pour tout le reste dans ma vie : j'aimerais être SURE et CERTAINE de ne pas me tromper. Je voudrais réussir à 100%. Je voudrais être la meilleure, je ne supporterais pas d'être juste médiocre dans ma profession. Ca ne sert à rien de faire un truc si c'est pour mal le faire. Je voudrais savoir à l'avance comment je m'en sortirais, avant de faire des choix... C'est pour tout pareil.
Mais si je ne m'oriente pas vers cela, que ferai-je d'autre ? Je ne m'imagine pas faire un métier juste comme ça, pour gagner ma vie... Je veux que mon métier donne un sens à ma vie, je veux être épanouie... Je veux qu'il apporte autant aux autres qu'à moi-même. Parce que mine de rien, son boulot, on y passe du temps. Je ne pourrais jamais supporter de subir mon travail... Je veux le vivre. Et c'est parce que j'accorde une telle importance à ça que je suis incapable de trouver ne serait-ce qu'un seul métier qui colle à tous mes désirs... Pour chacun, je trouve des objections, des inconvénients, des craintes... J'ai beaucoup pensé à devenir photographe, mais je ne voudrais aucunement être photographe dans un petit studio, à faire des photos d'identité toute la journée... Si je faisais ça, ce serait pour être photoreporter, faire des trucs vraiment intéressants, passionnants, qui bougent... Mais l'inconvénient est majeur : pas de stabilité dans la vie privée... Mais moi, je ressens un énorme besoin d'avoir quelqu'un dans ma vie. Je me sens tellement mieux quand je suis avec quelqu'un... Plus belle, plus sûre de moi, plus utile... Seule, je suis désemparée. Je rêve de l'âme soeur, et quand je l'aurai trouvée - si je la trouve un jour -, je veux vivre avec elle. Et pas être sans cesse aux quatre coins du monde. Ca me fait penser à ce que tu disais dans un commentaire, Eve... Je suis tiraillée entre goût pour l'aventure et goût pour la stabilité. Mais je ne pense pas avoir choisi l'aventure. Pour l'instant, je n'ai rien choisi du tout, et c'est bien ça le problème. Enfin, de toutes façons, dans ce genre de métiers, y en a combien qui réussissent... Mais encore, si j'étais certains de vouloir faire ça... L'ennui, c'est que dans ma tête, je n'ai aucun métier qui a le statut de Métier, avec un grand "M"... Il n'y a rien qui surpasse vraiment le reste et que je voudrais faire en-dehors de toute considération... Je m'intéresse à beaucoup de choses très différentes, de sorte qu'aucune ne surpasse vraiment les autres. Je sais que j'aurais été tout aussi heureuse d'étudier la psychologie, ou l'histoire de l'art, que je ne le suis d'étudier la littérature.
En somme, je suis PAUMEE. Ca fait longtemps que ça dure, mais jusque là, c'était moins grave : après la première année, il y avait la seconde ; et après la seconde, la troisième... Mais voilà, on a basculé : et cette année, oui, cette année, je vais devoir choisir une voie. Je doute de plus en plus que le master me corresponde. Ce que j'aime moi, c'est avoir des cours, j'aime cette effusion intellectuelle. J'ai peur de ne pas réussir à me motiver dans un master recherche... Ca demande beaucoup d'autonomie, de travail en solitaire... Je ne sais pas quoi faire à part me pendre. Sans rire, ça me désespère. A quoi ça sert d'être une bonne élève, à quoi ça sert que tout le monde attende beaucoup de vous, si au final tout cela est vide, s'il n'y a rien derrière...
Je veux vivre dans l'absolu, dans la passion, et une vie sans cela ne m'intéresse pas. Je ne veux pas m'ennuyer toute ma vie. Je ne veux pas avoir de regrets ou me dire toute ma vie : "Je fais ça en attendant..." Je ne veux pas rater, je ne veux pas me tromper...
Voilà dans quel état d'esprit j'amorce cette nouvelle année. La peur au ventre.
Ceci n'empêche pas que je vous souhaite une bonne année, à vous :) Que tous vos souhaits se réalisent... A la prochaine :-*
(en photo : le givre sur le toit de la voiture de ma mère !)
27 décembre 2007
Moi et mes cheveux (et le réveillon)
Eeeh, je réalise qu'avec tout ça, je vous ai pas parlé de mes cheveux #^^# Au fait, j'ai rajouté des trucs à l'article précédent, pour ceux qui l'auraient lu immédiatement après sa publication. Bref.
Ouais donc voilà, rien d'extraordinaire. Je dois faire une prise de sang pour voir si je manque pas de fer. En attendant il m'a donné des vitamines spéciales pour chute de cheveux... Qui commenceront à faire effet qu'en mars :x
Ouah, ça valait le coup de rajouter un article !!! Donc tant que j'y suis, je vais évoquer vite fait le nouvel an. En fait, j'ai décidé de ne pas le passer avec le Baroudeur. Déjà parce que c'est un peu loin et faut payer le train, or j'ai plus de sous ; puis ensuite, j'ai peur que ce soit bizarre, et je ne me sens pas encore prête à le revoir, même si on discute beaucoup par msn ou par téléphone (parfois j'en suis même un peu soulée mais bon... :-/) ; et en plus, j'ai un boulot monstre donc je ne peux pas me permettre de passer deux ou trois jours sans travailler. Et en plus, j'ai un rendez-vous chez la gynéco le 2 janvier au matin, donc faudra revenir le 1er janvier, et ça sera chiant et voilà.
Du coup, que me reste-t-il comme propostion ? Passer le réveillon chez des amis de mes parents... Ils sont très sympas mais c'est un peu beûrk comme solution quand on a vingt ans, je trouve... Du coup je sais pas trop. Je vais appeler Ludivine en suivant, elle et son copain vont à une soirée chez un ami à eux, peut-être que je pourrais y aller, je connais vite fait ce gars. Mais bon, je connaîtrais quasi personne. En même temps, ce serait peut-être plus amusant qu'un réveillon "de grandes personnes". Et puis je pourrais faire des rencontres, qui sait. A voir...
Je vais donc appeler Ludi, qui m'a laissé un message cet aprem pour que je la rappelle, et ensuite y a aussi le Baroudeur qui m'a demandé par texto s'il pouvait m'appeler... J'ai pas envie de passer ma soirée au téléphone :( Enfin, Ludi, ça me dérange pas le moins du monde, mais le Baroudeur, un peu plus. Nos discussions tournent en rond.
Bon et bien sur ce, je vous laisse vaquer à de plus palpitantes activités que de me lire :) Bizoux bizoux ^^
Déception...
Bonjour à tous :)
Eve, j'ai beaucoup aimé lire ton témoignage, comme toujours, même s'il n'est pas forcément gai. Ca me fait plaisir d'avoir quelqu'un qui comprend ce que je peux ressentir. Chez mon père aussi, c'est imprévisible, parce que sa colère monte tellement rapidement... En une minute, il peut passer du calme plat à la rage. C'est terrifiant. Je me rappelle qu'une fois, quand j'avais 16 ans, il est monté me retrouver dans ma chambre où j'étais montée après une crise comme ça durant le repas... J'entendais ses pas dans l'escalier, il était dans une rage horrible, j'avais trop peur, je pouvais pas disparaître... Puis il est arrivé et il m'a chopée par le col et m'a soulevée de terre, oui oui, vous lisez bien ! Et il m'a gueulé dessus à deux centimètres de ma figure. Après, même mécanisme : il était parti prendre l'air. D'ailleurs, j'avais fait de même. Je suis partie discrètement dans la nuit, j'ai fugué en quelque sorte, et j'ai été dormir chez une copine. Mes parents ont été très inquiets, et en guise de sparadrap, mon père avait déposé à mon retour une très belle lettre qu'il avait écrite, et qui m'a fait pleurer. C'était un texte poétique dans lequel il racontait la vie, mais de façon métaphorique : nous étions sur un bateau, lui et ma mère étaient les hommes d'équipage, et moi et mon frère étions les passagers. C'était très triste, ça m'avait bouleversée.
N'empêche que ces crises me fichent toujours la trouille.
Alors voilà, cet aprem, après le repas, j'ai pris mon courage à deux mains. Mais si tu t'attends à mieux comprendre, Eve, tu vas être déçue, comme je l'ai été. Il n'y avait plus que nous dans le salon et je lui ai dit : "Papa, j'aimerais qu'on reparle de ce qui s'est passé hier." Mauvais signe : il me répond : "Hmpf, si tu veux hein !" Je lui ai dit texto, sur un ton très calme : "Je pense que rien ne justifiat un tel emportement." Ca me semblait tellement évident, ce que je disais, tellement logique et tellement normal, que jamais, ô grand jamais je ne me serais attendue à ce qu'il réponde ceci : "Je pense que si." :-O
J'étais vraiment très surprise, ça me paraissait évident qu'une fois la colère retombée, il n'avait pu que se rendre compte de la disproportion du truc. Et bien non. Il a même renchéri. Il a dit : "Si, si, ça méritait un tel emportement, c'était justifié, t'es trop chiante c'est tout."
Génial, moi qui rêvais d'une discussion polie et intelligente... J'ai continué, en lui disant que jamais je ne lui avais manqué de respect, et que lui oui, et que de toute façon sa réation était démesurée quoi qu'il en soit. J'étais presque sans voix du fait qu'il soit toujours convaincu d'avoir eu raison, et que c'était moi la cause de tout. Je pensais vraiment qu'il aurait été gêné, qu'il aurait avoué être allé un peu loin... Mais au lieu de ça, non, c'est moi qui ait eu tort, cet emportement était tout à fait normal et justifié !
Il a dit que je l'avais poussé à bout (quand on y pense, c'est vraiment ridicule... Tout ce que je faisais, c'était parler du film, puis après y a eu cette réflexion sur le rond-point, que je ne pouvais pas m'empêcher de faire). Je lui ai dit qu'il devait apprendre à se contrôler, et là, il a commencé très nettement à hausser le ton et à parler de façon menaçante. Il a répondu : "Ah non, attention, tu vas pas recommencer ! Tu dois arrêter d'asséner aux gens ce que tu penses !" C'était la première étape vers l'état de fureur qui arrive tout à coup. Je l'ai bien senti et ça m'a dégoûtée : moi qui voulait discuter simplement de ça, quitte à reconnaître mes propres torts, mais au moins qu'il réfléchisse à sa conduite, je me suis retrouvée en face d'un homme avec qui la communication est impossible, puisque dès qu'une conversation prend un tour qui ne lui plaît pas, il prend un ton menaçant pour bien faire comprendre que ça suffit. Du coup, comme ça fait très peur, on en est réduit à se taire. Ca m'énerve. Je veux dire, on peut très bien réfléchir sans s'énerver... J'étais pas un adversaire ou un ennemi non plus... Pas la peine de hausser le ton pour me montrer qui est le plus fort et qui a raison... J'allais pas le frapper, je ne cherchais nullement l'affrontement ! Bien au contraire...
Alors comme tout ça m'énervait de plus belle, et que déjà il ne m'écoutait plus et s'énervait lui aussi (une minute peut-être s'était écoulée depuis le début), je lui ai dit : "Je pense qu'il faut savoir faire preuve d'humilité et reconnaître quand on a été trop loin ou qu'on a tort", ce qui l'a énervé de plus belle, et il a répondu de façon menaçante : "Oh, c'est pas toi qui va me parler d'humilité hein, surtout pas toi !!!"
Mais merde !! Ca m'a taraudé tout l'après-midi... J'étais sur le cul. Ca veut dire quoi ça ? Moi je sais pas faire preuve d'humilité ?... Pourtant, j'ai bien l'impression que si. Souvent je réalise brusquement que mes parents ne me connaissent pas bien. Ils n'ont aucune idée des états d'âmes qui me traversent, de la façon dont je vois la vie. Ils ne savent pas qui je suis, déjà que moi-même je ne le sais pas. Je sais qu'à leurs yeux, je suis une fille certes intelligente mais présomptueuse voire méprisante, qui plus est soulante, qui veut imposer sa loi, et qui est manipulatrice. Charmant tableau. Mon frère aussi en pâtit, car il suffit qu'il dise un truc ou émette un souhait pour se voir répondre : "Ca, je parie que c'est ta soeur qui te l'a mis dans la tête", genre qu'il peut pas réfléchir tout seul tu sais. Exemple y a quelques jours. Je sais plus pourquoi mais j'avais dit à mon frère que maintenant, les garçons portaient plus des boxers que des slips kangourou comme lui. Le lendemain, il dit à mes parents que la prochaine fois il voudra des boxers et non des slips - on est d'accord, c'est très con et très anodin -, et bien voilà ce qu'il a obtenu comme réponse : "Ca, c'est ta soeur qui t'as mis cette idée en tête, tu peux y aller !" comme si c'était très grave. N'importe quoi. En tout cas, cette réflexion idiote de mon père sur l'humilité m'a blessée. Ca m'a rappelé l'époque du collège : il m'avait dit un jour que moi et mes amies on se prenait pour l'élite. Je voyais à peine ce que ça voulait dire. J'ai mis court à la conversation en montant dans ma chambre. J'ai quand même fini en soulignant le caractère puéril de sa remarque : "C'est la dernière fois que tu montes dans cette voiture".
Finalement, j'étais plus énervée qu'au début. J'ai été déçue de voir en face de moi un homme buté incapable de se remettre en question. Il ne regrettait rien du tout, il n'était pas gêné pour un sou, selon lui c'est moi qui aurait dû l'être... Je suis dégoûtée.
Bon, je dois aller manger, et feindre que tout va bien. N'empêche que je l'ai en travers de la gorge.
(en photo : une belle lumière, cet aprem, en ville... J'aime bien parce qu'on dirait que cette lumière émane de la cabine elle-même !)
Noël, tout ça, tout ça...
Non non, ma phase j'me-trouve-pas-belle n'est toujours pas passée, mais tant pis, il faut bien vivre... Néanmoins, je te remercie ma petite Francesca pour ton soutien moral :x
Mais c'est vrai, j'ai dépéri lol ! Je crois que là où j'étais la plus mimi c'était quand j'avais dix-huit ans. D'ailleurs je ne l'invente pas, c'est mon meilleur ami qui me l'a dit. (Oui oui, entre nous, on est absolument sincère... N'empêche que ça m'a bien vexée !)
Faut dire aussi que j'ai pas vraiment eu de chance. J'ai toujours été sujette à l'acné, mais quand je dis "sujette à l'acné", ça veut dire que ça rigolait pas quoi... J'ai eu une grosse crise à 16 ans et une autre qui a commencé y a pile poil un an, j'avais donc 19 ans et je l'ai plutôt mal vécu de devoir encore me débattre avec des problèmes théoriquement réservés aux ados... C'était tellement horrible que j'ai dû faire une cure de Roacutane pendant sept mois. Pour ceux qui sauraient pas, Roacutane c'est THE traitement pour THE cas désespérés... Juste trois gélules à prendre par jour, mais avec beaucoup d'effets secondaires, et notamment une terrible sécheresse de la peau. Les lèvres gercées, c'est le pire de tout, un truc de dingue. Enfin bref. C'est fini et pour l'instant, l'acné ne me pose plus problème. Mais je reste très méfiante. Toujours est-il que ma peau est pas mal marquée de cicatrices relatives à ça.
Mais depuis deux mois, c'est mes cheveux qui me posent problème. Quand je pense que j'avais demandé à mon dermato : "Mais vraiment, c'est normal à mon âge d'avoir une acné pareille ?!" et qu'il m'avait répondu : "Non, mais y en a qui ont d'autres problèmes : perte de cheveux, croûtes etc."... J'avais alors pensé : "Mais quelle horreur, heureusement que ça ne m'arrive pas !"
Bon, OK, j'ai pas de croûtes, mais je perds mes cheveux, c'est horrible, ça me fait trop flipper. Donc j'ai pris rendez-vous en urgence et j'y vais... demain. Il va être content de me revoir pour un truc sans aucun rapport tiens ! "Bonjour, j'ai 20 ans et je perds mes cheveux !" Sans rire, j'ai dû perdre la moitié de ma masse capillaire en quelques semaines. Heureusement qu'à la base, j'ai une chevelure épaisse et fournie.
Mais merde, c'est dégueu, pourquoi je parle de ça ?!
Franchement, si je comptabilise toutes les raisons ignobles pour lesquelles j'ai été amenée à voir un médecin à un moment ou à un autre, c'est horrible : "Docteur, j'arrête pas de grossir, c'est abominable je comprends pas pourquoi" - "Ah, pourtant ton IMC est toujours en-dessous de la norme." ; "Docteur, j'ai des rayures rouges bizarres qui sont apparues sur les fesses" ; "Docteur, j'ai une irritation bizarre qui suinte à la main", "Docteur, je suis sûre d'avoir l'oreille bouchée" (alors qu'il n'y a rien...) Bref, un beau palmarès auquel va s'ajouter demain "Je perds mes cheveux". J'adore ma vie.
Bon, mais avec tous ces malheurs accablants et d'une gravité extrême, je n'ai même pas parlé de Noël ! Je vous ai même pas raconté ce qui m'est arrivé le 24 décembre au soir (attention, une anecdote palpitante ! :x) ! Comme une idiote, je me suis préoccupée d'emballer mes cadeaux le 24 décembre à 19h ! Et là, infâmie totale : il n'y avait plus un centimètre carré de papier cadeau dans cette maison !!!
Obligée de bondir dans ma voiture jusqu'au Géant... Il était alors 19h15. Sauf que la grille au niveau de l'entrée dans le magasin proprement dit était baissée et qu'un vigil repoussait les gens qui voulaient entrer ! Mais j'étais quand même dans la galerie marchande. Et je voyais le rouleau de papier cadeau sur le comptoir de l'accueil. En plus il n'était même pas imprimé de motifs hideux genre "Géant" dupliqué mille fois, non, c'était un joli papier avec des nounours. Alors j'ai dit au vigil : "Euuuh, ça le fait pas là si je prends juste un tout ptit peu de papier cadeau ?" Et là, le type a dit oui ! Bon, on passera l'épisode où en fait j'ai mis un temps fou parce que je savais pas me servir du bidule et que je déchirais sans cesse le papier, mais en tout cas j'ai eu assez de papier pour mes maigres cadeaux, et gratos ! Plutôt cool ! C'était le dernière-minute de l'année !
Sinon, le réveillon avec ma famille était sympa, bonne ambiance. Et le lendemain, cadeaux au pied du sapin, pour faire plus magique :-D On a 16 et 20 ans mais bon, ça marche toujours... Je retourne en enfance quand vous voulez... Pour ma part j'ai eu deux petits machins bizarres en forme de diamants triangulaires de la part de mon frère (je suppose que ce sont plus ou moins des presse-papiers), puis de la part de mes parents un dictaphone (youpi, j'en rêvais !!!!), un petit coffret avec gel douche, lait pour le corps, savon, et éponge de bain, et un gros coffret de maquillage.
Je précise que ces deux derniers cadeaux sont le genre de trucs que je ne demande jamais, ou que je n'achète jamais. Mais là, j'avais écrit ça sur ma liste, toujours en rapport avec ce processus d'enlaidissement et de vieillissement qui s'accomplit de jour en jour. J'ai envie de prendre davantage soin de mon corps. Mon seul maquillage, quand encore je me maquille, c'est un crayon noir pour les yeux de mauvaise qualité qui sert pas à grand chose, et un mascara noir. C'est tout. Et bien depuis quelque temps je ressens l'envie de mettre du fond de teint pour avoir une peau plus jolie ! Enfin, "l'envie"... Le terme "besoin" serait peut-être plus proche de la réalité :-/ Je voulais aussi un crayon pour les yeux de bonne qualité, qui fasse vraiment noir, et puis un nouveau mascara de meilleure qualité aussi. Manque de bol, dans ce coffret, y a pas tout ça. Y a des fards à paupière, des rouges à lèvres, des vernis à ongles, des tas de pinceaux-que-je-sais-même-pas-à-quoi-ils-servent... J'ai un peu utilisé tout ça aujourd'hui, mais en fait j'ai du mal quand je suis maquillée, ça me fait bizarre. En plus je sais pas bien le faire. Va falloir que je demande conseil à mon meilleur ami (qui est gay donc), il s'y connaît vachement pour tout ça ^^
Sinon, le dictaphone, c'est trop cool. J'ai même eu une super idée, attention. Je sais pas si c'est possible techniquement mais bon... J'aimerais bien mettre sur ce blog des bandes audio de moi lisant des textes que j'apprécie particulièrement, voire mes propres textes (non pas qu'il y en ait beaucoup et qu'ils soient de qualité mais bon)... Mais surtout les textes des autres. Parce que moi j'adore écouter des textes, et puis j'aimerais bien vous faire découvrir des passages que j'aime ou quoi. En espérant que ce sera pas trop chiant. Mais je sais pas quoi penser de ma voix. Parfois je la trouve horripilante et parfois je l'aime bien. Il paraît que je lis bien, aussi. En tout cas j'essaye. Alors pourquoi pas :)
Bon ben voilà, je crois que j'ai dit l'essentiel. Ah oui, je suis aussi en semi-crise avec mon père. C'est complètement ridicule. J'aime beaucoup mon Papa et je l'admire, mais vraiment, y a des moments où je peux pas. En fait il est super impulsif, mais un truc de dingue. Donc parfois, il se passe pas grand chose, mais soudain, pour lui, ça prend une tournure totalement disproportionnée, il se met à hurler de toute la puissance de ses poumons et il claque les portes comme une furie. Il fait trop peur quand il se met dans cet état-là, on dirait un fou dangereux. Ben ça faisait longtemps qu'il l'avait pas fait tiens. Pour une connerie. On a été au cinéma voir La Croisée des Mondes, pour moi c'était la deuxième fois mais j'adore ce truc, j'ai lu les livres et je suis fan depuis le collège. Alors forcément, en sortant, je pouvais pas m'empêcher de commenter et de leur dire, à mon frère et à lui, les quelques modifications qui avaient eu lieu, sans rentrer vraiment dans les détails car je voyais qu'ils ne le voulaient pas trop... Mais moi je voulais vraiment en parler, de ce film, de ce que ça raconte, et eux ils disaient rien. Enfin bref, apparemment je les ai soûlés alors que vraiment, je voyais pas pourquoi. Mon meilleur ami avait été très heureux que je lui parle du livre, il voulait tout savoir. Bref, mon père a commencé à s'énerver méchamment alors qu'il n'y avait rien. Et malheur, nous étions alors dans la voiture, et il a mal pris le rond-point suivant, mais vraiment mal pris : il s'est mis sur la file de gauche pour aller tout droit, et moi ça m'énerve les gens qui font ça parce qu'après ils coupent la route à ceux qui sont bien mis, à droite. Et théoriquement, mon père peste aussi contre ceux qui font ça, ça l'énerve ; or, pour la première fois, je l'ai vu faire exactement la même chose, alors qu'il y avait plein de voitures. Je ne pouvais pas ne pas faire la réflexion. Je lui ai dit que c'était dangereux de se placer là, que lui d'habitude ça l'énervait les gens qui faisaient ça, etc. Alors là ça a fait déborder le vase, ou plutôt exploser le château d'eau, ou je sais pas. Il est rentré dans une furie !!! Il m'a hurlé, mais vraiment hurlé, dans la voiture, de lui foutre la paix, d'arrêter... C'était affreux, j'ai cru qu'il allait nous foutre dans le fossé ou se péter un vaisseau dans le cerveau, tellement qu'il était rouge et qu'il soufflait. Mais je ne suis plus une enfant, je ne le crains pas (même si j'avais les jambes qui tremblaient), et je voyais très bien que tout ça était complètement débile, disproportionné. En plus, je savais que j'avais raison, et que rien ne justifiait un tel emportement. Donc j'ai refusé de m'écraser, j'ai tenté quelques "Tu es fou, tu vas réaliser", etc., mais il n'écoutait rien, il était dans un état second, y avait rien à faire. Puis il a ajouté ce truc totalement puéril : "C'EST LA DERNIERE FOIS QUE JE T'EMMENE AU CINEMA AVEC NOUS, C'EST LA DERNIERE FOIS QUE TU MONTES DANS CETTE VOITURE, T'ES TROP CHIANTE !!!", genre comme si j'avais 5 ans. Ces pauvres majuscules ne peuvent rendre compte de toute sa fureur irraisonnée et de la puissance monumentale de sa voix. Il était vraiment agressif et méchant. Quand on est arrivé à la maison, il m'a ordonné de sortir vite de la voiture, puis il est reparti faire un tour à pied pour se calmer. Mon frère et moi étions attérés. Mais merde, c'est pas normal ! Il faut qu'il apprenne à se contrôler ! C'est complètement ridicule ! Seulement je sais comment ça va se passer : demain, quand on sera forcés de se "côtoyer", il va faire comme si de rien n'était, peut-être me passer la main dans mes cheveux en disant "Alala" comme il fait parfois pour réparer une vieille tension ou montrer son affection. Mais là, ça ne suffit plus. Je veux vraiment des excuses, il m'a mal parlé, il m'a gueulé dessus comme une merde, alors que j'avais été tout à fait correcte, je ne lui ai jamais manqué de respect. C'était n'importe quoi et c'est vraiment effrayant. Au repas ce soir il se comportait normalement, mais ni lui ni moi n'avons échangé un mot. Pourtant, je ne veux pas me comporter en gamine, je veux montrer qu'au contraire, je suis adulte. Je ne vais pas bouder ou quoi. Non, je vais lui parler normalement, mais j'espère qu'assez vite ce truc-là reviendra sur le tapis et alors je lui dirai que c'est bon, il faut qu'il se contrôle, on n'a pas à subir de pareilles fureurs pour rien. Je n'ai jamais su m'écraser.
Quelle horreur, cet article est long et chiant comme la mort ! Pardon pardon pardon... Si vous avez tout lu, vous méritez une médaille #^^'#
Bon, je vais me coucher... Bonne nuit/journée à vous, à la prochaine fois :)
PS : Eve, je suis super contente de te revoir, un blog sans ta présence n'est pas tout à fait un blog ! Merci de revenir m'éclairer ici. Et pour les autres, merci beaucoup de me suivre, ça me fait du bien.
(première photo : ma collection de papiers cadeaux !
deuxième photo : une vue depuis la ferme de mes grands-parents, à la campagne !)
26 décembre 2007
J'me trouve pas beeeeelle
Snfi, voilà, tout est dit. Rien à faire, plus le temps passe, plus je suis moche. C'est fou le coup de vieux que j'ai pris en l'espace de ces six derniers mois. J'ai passé le cap "visage adulte". J'ai déjà des rides et des sillons qui commencent à se former, je le vois bien. J'ai un long visage avec une peau abîmée et pleine de cicatrices.
En plus je perds mes cheveux.
Et je suis une grosse complexée du bide, je le trouve trop gros et trop poilu.
Snif :'(
24 décembre 2007
Joyeux Noël :-D
Youhou ! Bon OK, je m'y prends un peu en avance, mais pas tant que ça en fait :-D
Pour moi, ce soir, c'est réveillon en famille (comprenons par là le noyau dur et simple de la famille lol : mes parents, mon frère et moi). On n'a pas encore commencé mais ça devrait pas tarder.
Dire qu'il y a un an on était tous en train de fêter ce réveillon à mille kilomètres de chez nous, avec la famille de mon ex - Premier Amour... Ca me fait trop bizarre. En fait, dans cinq jours très très précisément, ça fera un an que je n'aurais pas revu Premier Amour. Pourtant, cette semaine de vacances avec sa famille s'était bien passée. Dire que mes parents avaient parcouru tout ce chemin en voiture, en une journée, juste pour fêter Noël avec la "belle famille"... Un truc de fou. Ils avaient loué une maison pour une semaine à quelques kilomètres de chez eux. Et moi pourtant je me sentais déjà opressée, je sentais que ça n'allait pas, et au milieu de tout ce monde qui se réjouissait je me sentais comme enchaînée, et personne ne s'en doutait (sauf mon ex, d'ailleurs on avait établi que cette semaine allait être la "semaine de test", après plusieurs crises...)
Cette semaine ne s'était pourtant pas mal passée, c'était même très agréable. Le dernier contact que j'ai eu avec mon ex en chair et en os c'était le 29 décembre 2006. On devait se séparer car je repartais chez moi avec mes parents, dans le sud... Il était prévu qu'on se revoit à sa cérémonie de fin d'année en école de police, le 26 janvier... Je n'y suis jamais allée. Moins d'un mois après que je le quitte en larmes, avec un mal fou à s'arracher de ses bras, c'était fini. Mort. C'est fou. Pourtant, je sentais déjà que ça n'allait pas, mais cette semaine s'était bien passée et j'avais quand même de la peine de me séparer de lui. Peut-être parce que je savais déjà que c'était la dernière fois que je le voyais...
Enfin bon, je ne le regrette pas. Ce coup de fil que je lui ai donné m'a un peu exorcisée. Je ne le sublime plus, j'arrive enfin à prendre de la distance et à l'accepter, à en parler avec mes parents, alors que pendant toute cette année ç'a été un sujet tabou. Prononcer ou entendre son nom me faisait souffrir.
N'empêche, je peux pas m'empêcher de me demander s'il a amené sa nouvelle copine pour réveillonner avec ses parents... Ce serait quand même assez drôle (enfin, drôle genre rire jaune, mais quand même). Y a un an c'était moi, et maintenant ce serait elle. Si c'est le cas, je me demande si elle a droit au genre de réflexions un peu gênantes auxquelles moi j'avais droit, de la part de ses parents. Genre ils disaient à mon ex : "Ca c'est sûr, celle-ci elle est mieux que l'autre hein !" en parlant de sa propre ex. Trop la gêne :x Parlent-ils de moi ou de mes parents en ce moment ? En tout cas, ils ne peuvent pas ne pas y penser.
Aaah, on m'appelle pour manger !! Joyeux Noël les amis et merci d'être là !!! Je vous souhaite plein de bonheur (et de cadeaux :-p)
Bizouuux :-*
23 décembre 2007
Rien de spécial (ça vaut le coup de faire un article, tiens...)
Bonjour à tous et à toutes :-D (Plutôt à "toutes" en l'occurence, me semble-t-il !)
Je suis trop contente de revoir ici des "visages" connus, ça me fait du bien. Et je suis tout aussi joyeuse de faire connaissance avec des inconnus :-D
En ce moment, je me sens pas trop mal. C'est peut-être bizarre. Je ne ressens ni chagrin, ni tristesse, ni remords, ni culpabilité... En fait je me sens plus apaisée depuis ce coup de fil du Baroudeur l'autre soir. Ca m'a soulagée de l'entendre dire qu'il y voyait plus clair, que ça n'aurait sans doute jamais dû commencer comme ça, qu'on devait devenir amis, qu'il ne m'en voulait pas et qu'il comprenait, etc. Donc en somme, c'était chouette.
Sauf qu'avant-hier soir, le lendemain donc, on a parlé sur msn, et là, revirement de situation : il ne sait plus s'il faut garder contact avec moi ou pas. Lui qui m'avait parlé la veille d'une connivence, d'un truc spécial entre nous... S'est ensuivie une trèèès longue conversation, qui était vraiment désagréable, mais, à mon avis, nécessaire.
En fait, le gros problème du Baroudeur, c'est qu'il est passif, mou. Ca peut paraître ignoble de dire ça, mais c'est vrai. Et c'est important parce que je sais que ça a joué dans mon manque d'amour pour lui - en plus du schéma relation-pansement. Je me rappelerai toujours de ce qu'avait dit mon génialissime prof de français de seconde : "Il y a deux types d'amour : l'amour-admiration et l'amour-pitié. Il n'y a que le premier qui puisse marcher." Ca m'a toujours trotté dans la tête. Or, en l'occurence, j'ai réalisé que je n'avais pas vraiment d'admiration pour le Baroudeur. Mon ex (Premier Amour) et moi étions très différents mais je l'admirais, j'avais beaucoup d'estime pour lui, parce qu'il était vraiment courageux. Il se démenait pour chercher du travail, quitte à faire des boulots de merde mal payés. Il en voulait. Il était dynamique.
En somme, à peu près le contraire du Baroudeur. Le Baroudeur, lui, est très nonchalant. Il a eu un parcours scolaire un peu cahotique : une année passée au Canada quand il était au lycée - c'est génial mais en revenant, il avait du coup un an de retard ; une première année d'anglais à la fac pendant laquelle il n'a pas travaillé, alors il a repiqué - puis il a raté cette deuxième première année. Alors il est parti en première année de Lettres Modernes, il est passé de justesse. Puis il a repiqué sa deuxième année. Bilan : il se retrouve à 24 ans en troisième année, avec un niveau très moyen (il a eu 9,80/20 de moyenne en deuxième année... Le jury lui a accordé les 0.2 points qui manquaient...). Je n'ai absolument rien contre tout ça. J'en serais bien culotté, sachant que moi-même je suis paumée, et que moi non plus je ne sais pas ce que je veux faire comme boulot, ni même après cette foutue Licence.
Mais en fait, c'est autre chose qui me gêne. Vous allez peut-être trouver ça méchant, mais tant pis. J'ai décidé qu'ici je dirai vraiment ce que je pense. Alors voilà. Ce qui me dérange, c'est qu'à 24 ans, il ne culpabilise pas d'être à la charge de ses parents, sans avoir de petit boulot, sans même avoir travaillé un seul été de sa vie depuis ses dix-huit ans. Ca me fait bizarre. Bon d'accord, moi j'ai pas fait grand-chose, mais dès que j'ai eu dix-huit ans j'ai fait les cantines et les études du soir dans les écoles de ma ville, et aussi du ménage, ou la distribution du journal local, par exemple. Et l'été, je travaille un peu à la banque (ma mère y travaille aussi, d'où le statut privilégié des enfants du personnel #^^#). Cette année, je ne travaille plus pour la mairie, avec les cantines et tout, parce qu'ils n'ont plus voulu de moi, et de toute façon j'en avais marre de ça, j'étais lassée. J'ai compris que travailler avec des enfants n'était pas vraiment mon truc. C'est étrange, avec les enfants je ne suis jamais à l'aise, j'ai toujours comme un vieux fond de peur ; la peur de ne pas réussir à gérer une situation, ou de ne pas savoir comment réagir... Je pense que ça remonte à mon enfance, car j'ai toujours été un peu craintive des autres. J'étais le genre qu'on embêtait, qu'on bousculait, à qui on volait son goûter, des trucs comme ça :x Mon papa allait souvent voir les autres enfants et leurs parents, chez eux, pour leur dire de me laisser tranquille :x Bref. Toujours est-il que par ce biais, j'ai au moins appris une chose : je ne serai pas instit. Ca c'est fait.
Mais je ne voulais pas rester sans rien faire. Je n'ai que 20 ans, alors vivre chez ses parents c'est encore acceptable, et pourtant je culpabilise devant tout ce qu'ils doivent dépenser pour moi. Entre les frais de cantine, les habits (pourtant, j'en achète que quand c'est vraiment nécessaire), l'essence (j'ai une vieille voiture, que je n'ai jamais réclamée, mais mes parents y tenaient ; ils me payent un plein d'essence par moi, c'est vraiment sympa mais j'en ai honte), la pilule, les trucs non remboursés, que sais-je... Je me sens mal, je culpabilise. D'autant plus que comme j'ai 20 ans, on leur a sucré les allocations familiales qui me concernaient. Alors cette année je me suis inscrite à Anacours, qui m'a trouvé un élève pas loin de chez moi, auquel je donne des cours deux fois par semaine. Je suis payée 14€ de l'heure, c'est pas mal. C'est sûr, ça peut pas couvrir toutes mes dépenses, mais au moins ça aide. Si je ne faisais rien à côté de la fac, je me sentirais mal.
Et bien ce n'est pas le cas du Baroudeur, qui a pourtant 24 ans, je le rappelle. OK, je sais que la majorité des étudiants ne travaillent pas, d'ailleurs on peut pas vraiment dire que je travaille, mais bon. Lui, c'est du genre à dire qu'il va faire quelque chose, puis il le fait jamais. Il ne lit jamais les livres en entier. Il a souvent la flemme, ou il est fatigué. Il commence des choses qu'il ne finit pas. Il dit souvent : "Je voulais faire ça", et en fait il ne l'a pas fait. Combien de fois m'a-t-il dit : "Je voulais te faire telle surprise", ou "Je voulais te faire tel cadeau", et il m'explique tout en détail, mais sans l'avoir fait. Il renonce souvent, il cherche des prétextes. Pour mon anniversaire en octobre, il avait eu l'idée de m'offrir un rat. Seulement je me suis sentie obligée de demander leur avis à mes parents, et bien sûr ils l'ont très mal vécu donc il a fallu renoncer à cette idée. C'est peut-être exigeant ou honteux de ma part, mais je supposais qu'il allait essayer de trouver autre chose, du coup... D'autant plus qu'il m'avait dit en suivant : "Mais tu verras, je vais te surprendre, ce n'est que partie remise..." Et finalement, rien n'est jamais venu. Et, plus généralement, il se laisse aller. Sur le plan vestimentaire, sur le plan hygiénique. Bref. C'est un ensemble, et c'est exactement de ça dont on a parlé avant-hier soir sur msn.
Je lui ai dit ce que je pensais, ça m'a fait du bien. J'ai essayé de ne pas être méchante, mais je voulais lui faire comprendre qu'il devait se prendre un peu en main, être plus dynamique, que souvent il était passif. Il est fasciné par son ombre, il la prend toujours en photo quand il voyage. Jusque là, je trouvais ça juste curieux et amusant, mais j'ai fini par comprendre que c'était beaucoup plus profond, d'ailleurs il en a lui-même conscience : en quelque sorte, il vit dans son ombre. Il se laisse guider, il se laisse vivre, il traîne, au lieu d'être celui qui guide.
Voilà. J'ai conscience que je dois paraître un peu horrible :( Et après tout, tant pis, j'ai dit ce que je ressentais, et si c'est horrible, c'est que je suis horrible. Ici, je ne dois rien me cacher, et par conséquent rien vous cacher. Je dois découvrir qui je suis, même si ça ne me plaît pas. Moi, je voudrais être toujours gentille, aimer tout le monde et que tout le monde m'aime. Mais j'ai des mauvais cotés, et souvent des mauvais côtés que je reproche aux autres. Parfois je critique les gens ou je me moque (mais pas méchamment, et pas devant eux, lol), parfois je suis agressive sans vraiment le vouloir. J'aimerais n'avoir que des pensées pures. J'aimerais être pureté et candeur. Mais rien que de dire ça, ça prouve que ce n'est pas le cas. Parce qu'être vraiment pur et innocent, ça signifie ne pas s'en rendre compte, ne pas le savoir. Sinon, cette innocence est entâchée d'un sentiment de lucidité. La lucidité est le contraire de la candeur. Ce qui me tue, c'est qu'il y a du mal en moi, de la noirceur. Cette idée infâme à commencé à me tarauder au lycée et à l'époque elle m'a énormément déprimée. Je ne veux pas faire de mal ou être le mal. Je ne peux pas supporter ça.
Bref. Finalement, je suis bavarde pour rien dire, quelle horreur. Encore un autre défaut !
J'ai vachement de boulot pour ces vacances. Plusieurs disserts ou commentaires, et un dossier sur le thème "Louis-Ferdinand Céline moraliste", ignoble. je sais même pas par où commencer mais faut le rendre à la rentrée. J'ai aussi plusieurs livres à lire, et je dois réviser mes cours pour les partiels qui commencent le 17 janvier. Aaaargh.
Je vais aller lire de ce pas. Merci d'être là :) A très bientôt :-*
(Bon allez, je vais mettre une photo au moins à chaque article, parce que sinon ça paraît encore plus barbant ^^ D'autant plus que vous ne le savez pas encore, mais moi j'adore les photos ! Voici une paire de boucles d'oreilles trop mimi sur lesquelles j'ai craqué l'autre jour !)












